Véritable connaisseur en langage des fleurs, en l’assortiment de bouquets de fleurs et en créations florales, un fleuriste joue un rôle important dans tous les événements qui peuvent survenir. Rien de tel, donc, que de s’installer comme fleuriste indépendant et de faire valoir son art. Mais par où commencer pour pouvoir y arriver avec succès ?

 Ces étapes permettront d’aider à avoir une vue d’ensemble sur ce qu’exige un tel projet.

 

Ces questions qu’on se pose !

La première étape vers la création d’une fleuristerie n’est, en aucun cas, matérielle. La première étape devra être une introspection pure et dure. Cette étape ne devra jamais être négligée ! Car, elle représente la base de toute la structure de votre projet et de son succès futur. 

Cherchez au fond de vous-même la réponse à ces questions :

  • Quelle est la motivation derrière votre envie d’ouvrir un magasin de fleurs ? 
  • Cette motivation persistera elle-même en cas de coups durs ?
  • Avez-vous la passion nécessaire pour la botanique et les doigts pour faire des créations florales féeriques ? Le sens du détail et l’esprit créatif ?
  • Avez-vous, au moins, une connaissance des béabas du métier de fleuriste ?
  • Vos objectifs professionnels seront-ils en équilibre avec vos objectifs personnels ?

Ce sont autant de questions auxquelles il faudra avoir des réponses bien précises.

 

Savoir, c’est pouvoir

Dans un monde où l’on en sait jamais assez, il est important de bien s’informer de façon continue. Allez à la découverte du monde des fleurs et des plantes un peu plus en détail. Informez-vous sur l'industrie même des fleurs et apprenez-en un peu plus sur le métier de fleuriste. Complétez ce que vous savez déjà faire avec des petites formations qui dévoilent les différents aspects d’un travail de fleuriste. Vous pourrez apprendre chez des professionnels les secrets de compositions florales comme nulle part ailleurs pour différentes fins. 

Un idéal serait que vous fassiez également un stage ou obteniez un travail à temps partiel chez un fleuriste. Vous serez en contact direct avec le domaine même, les clients et pourrez perfectionner vos aptitudes à communiquer et à créer. Car, une personne qui est en contact direct avec l’industrie est bien plus au courant des tendances qu’une personne dont la formation est purement académique. 

 

L’étude de marché

La troisième étape, qui ne doit pas être négligée, est l’étude de marché. Cette étape vous permettra de ressortir avec une idée claire sur votre clientèle, la concurrence et vos futurs fournisseurs ainsi que vos partenaires potentiels. À la suite de cette étude, vous pourrez définir la thématique de votre enseigne, votre spécialité, votre positionnement côté prix ainsi que les prestations que vous pourrez offrir.

N’hésitez pas à aller à la rencontre de votre clientèle pour recueillir leurs attentes et faire connaître vos idées. Établissez également un profil détaillé (type de produits achetés, panier moyen, la raison derrière l’achat…)

Étudiez soigneusement vos concurrents partant des boutiques de fleurs locales aux grandes enseignes en passant par les exploitations d’horticulture ornementale et les ventes en lignes. Identifiez les méthodes qu’ils utilisent pour toucher le cœur des clients et  pour faire face à la concurrence. Cela aidera à faire germer chez vous une idée qui saura vous différencier de vos concurrents.

 

L’emplacement et les équipements

Choisir une rue passante

Choisir l’emplacement de son magasin de fleurs est décisif quant au succès de l’affaire. 

Vous devrez prendre en considération certains points auxquels il ne faut en aucun cas renoncer :

  • Une rue passante,
  • Des commodités accessibles,
  • Un marché local dynamique,
  • Disponibilité de lieux de vie aux alentours (écoles, habitations…)

N’hésitez pas à investir dans du matériel de qualité et de vous offrir tout ce qu’il vous faut. Vous diminuez ainsi tout risque de péremption de stock et aurez un contrôle quasi-total sur toute la boutique. Pensez à recourir au leasing pour acheter le matériel.

 

Le statut juridique

Arriver à l’étape où l’on doit réfléchir au statut juridique de son entreprise reflète la concrétisation de votre projet. De par ce choix, seront précisés toutes les responsabilités financières et juridiques qui vous incomberont ainsi qu’à vos associés.

Il existe une multitude de statuts juridiques qui pourraient convenir à la création d’une fleuristerie :

  • La SA (Société Anonyme)
  • La SARL (Société à Responsabilité Limitée)
  • EI (Entreprise Individuelle)
  • EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) 
  • Snc (Société en nom collectif) 

Selon que vous choisirez l’un ou l’autre de ces statuts, vous aurez des associés ou pas et mettrez vos bien personnels dans le même bain que vos biens professionnels ou pas.

 

Le Business Plan

Véritable aimant à financeurs, le Business Plan est l’outil à avoir sur soi. Rédiger le Business Plan de son projet permet de donner une idée claire sur la structure de votre entreprise ainsi que de son évolution future. 

Il devra contenir :

  • Un sommaire,
  • L’origine de votre projet,
  • Une présentation de vos produits et de vos prestations,
  • Votre marché cible,
  • La stratégie marketing,
  • Le montage juridique,
  • Logiciel Financier.

Le Business Plan devra être bien élaboré, car il reflétera la stabilité de votre entreprise et la solidité de votre idée. Il vous permettra de collecter les fonds pour vous lancer et convaincre les fournisseurs de s’associer avec vous.

 

Les démarches administratives

Comme pour tout projet, vous ne pourrez échapper aux démarches administratives qui permettront de légaliser votre projet. 

Vous devrez de par ce fait :

  • Enregistrer votre établissement au RCS et au répertoire des métiers.
  • Réaliser les déclarations obligatoires indispensables à la création de toute entreprise en recourant à votre centre de formalités des entreprises.
  • Prouver la conformité de votre local aux normes d’hygiène et de sécurité imposées aux établissements qui reçoivent une clientèle.

 

 

A lire :

Les questions à se poser

Faire son business plan

Choisir son statut juridique

Choisir son implantation

Financement